Le dlog chipote. Il a l’impression d’avoir tout dit et n’a pas envie de sortir les clichés sur les salons du livre ou les séances de dédicaces en librairie avec leur lot de bonnes surprises et de mésaventures qui n’intéressent que ceux qui les vivent, en l’occurrence les auteurs. Murmurer à l’oreille des lecteurs ou vendre à la criée est pourtant un défi que nous n’imaginions même pas aux moments solitaires de la création.
Le dlog pourrait vous parler de ma nouveauté, Lisbonne avait raison, à laquelle il a
d’ailleurs dédié une page.
Or, étant dans la phase où je prépare sa présentation, je préfère en laisser la
primeur au public, des fois qu’il aurait la curiosité de visiter le dlog. Si
c’est votre première fois, soyez rassuré : le dlog n’aboie pas et ne mord
pas. Il se contente de vous faire la fête. S’il avait une queue, il
l’agiterait.
Retour en 2005, l’année où j’ai éprouvé la nécessité
d’écrire sur les Lumières dans l’Europe du Sud à la faveur du 250ème
anniversaire du tremblement de terre de Lisbonne. La date avait de quoi marquer les esprits : 1er
novembre 1755.
Je
sortais de l’écriture d’un monument de science-fiction, Poussière de sable, maintes fois refusé puis publié en 2018 par un
éditeur spécialisé qui a tiré sa révérence fin 2022. Tout ça pour dire que le
premier jet de mon Lisbonne était naturellement
d’inspiration fantastique, s’inscrivant dans les littératures de l’imaginaire.
Puis j’ai tourné casaque et entamé la version qui est aujourd’hui sortie des
presses. Dix années de travail à rendre fluide la construction, pourtant
linéaire dès le départ. Pour une fois, je suivais la flèche du temps qui semble
filer de la naissance à la mort. Pas de saut dans le temps comme dans Elwig de l’Auberge Froide. Pas de mise
en abyme comme dans Diabolo pacte. Si
le prologue n’a pour ainsi dire pas bougé, j’ai refait cinquante fois la fin.
Allez,
voilà le pitch qui sort de ma bouche maintenant que le livre est tiré : C’est l’histoire de Lorenzo Azzopardi qui
naît et grandit à Gênes dans une famille patricienne, une famille de négociant.
Pour une raison dramatique que je ne dévoilerai pas (sourires fréquents) il est obligé de quitter Gênes, d’embarque
sur un navire de commerce, traverse la Méditerranée, infestée de pirates, fait
escale en Corse qui est encore génoise, débarque à Valence, traverse l’Espagne
de l’Inquisition, des moulins et des théâtres ambulants et arrive à Lisbonne la
veille du grand tremblement de terre…
















