Ce que j'écris, pourquoi, pour qui et les surprises de mon parcours littéraire

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jeudi 26 mars 2026

En conclusion, le pitch

Le dlog chipote. Il a l’impression d’avoir tout dit et n’a pas envie de sortir les clichés sur les salons du livre ou les séances de dédicaces en librairie avec leur lot de bonnes surprises et de mésaventures qui n’intéressent que ceux qui les vivent, en l’occurrence les auteurs. Murmurer à l’oreille des lecteurs ou vendre à la criée est pourtant un défi  que nous n’imaginions même pas aux moments solitaires de la création.

Le dlog pourrait vous parler de ma nouveauté, Lisbonne avait raison, à laquelle il a d’ailleurs dédié une page. Or, étant dans la phase où je prépare sa présentation, je préfère en laisser la primeur au public, des fois qu’il aurait la curiosité de visiter le dlog. Si c’est votre première fois, soyez rassuré : le dlog n’aboie pas et ne mord pas. Il se contente de vous faire la fête. S’il avait une queue, il l’agiterait.

Retour en 2005, l’année où j’ai éprouvé la nécessité d’écrire sur les Lumières dans l’Europe du Sud à la faveur du 250ème anniversaire du tremblement de terre de Lisbonne. La date avait  de quoi marquer les esprits : 1er novembre 1755.

Je sortais de l’écriture d’un monument de science-fiction, Poussière de sable, maintes fois refusé puis publié en 2018 par un éditeur spécialisé qui a tiré sa révérence fin 2022. Tout ça pour dire que le premier jet de mon Lisbonne était naturellement d’inspiration fantastique, s’inscrivant dans les littératures de l’imaginaire. Puis j’ai tourné casaque et entamé la version qui est aujourd’hui sortie des presses. Dix années de travail à rendre fluide la construction, pourtant linéaire dès le départ. Pour une fois, je suivais la flèche du temps qui semble filer de la naissance à la mort. Pas de saut dans le temps comme dans Elwig de l’Auberge Froide. Pas de mise en abyme comme dans Diabolo pacte. Si le prologue n’a pour ainsi dire pas bougé, j’ai refait cinquante fois la fin.

Allez, voilà le pitch qui sort de ma bouche maintenant que le livre est tiré : C’est l’histoire de Lorenzo Azzopardi qui naît et grandit à Gênes dans une famille patricienne, une famille de négociant. Pour une raison dramatique que je ne dévoilerai pas (sourires fréquents) il est obligé de quitter Gênes, d’embarque sur un navire de commerce, traverse la Méditerranée, infestée de pirates, fait escale en Corse qui est encore génoise, débarque à Valence, traverse l’Espagne de l’Inquisition, des moulins et des théâtres ambulants et arrive à Lisbonne la veille du grand tremblement de terre…




lundi 23 février 2026

Coût du livre et coup de barre

Le dlog semble au régime jockey tant j’ai négligé de lui donner sa pâtée bihebdomadaire, voire mensuelle. À l’étiage, l’animal ! Et puisqu’on parle de vaches maigres, après avoir parlé de vaches tout court, venons-en à un sujet qui me navre, d’autant plus que mon dernier est sorti en librairie le 23 janvier : la baisse drastique des ventes de livres.

Même les gros maigrissent, paraît-il. Les autres passent derrière les affiches sans les décoller. Les explications pleuvent : moins de lecteurs, moins de pouvoir d’achat, les livres trop chers ! Trop chers ! Allons donc. Outre la concurrence du marché de l’occasion, le livre, hélas, est de moins en moins un objet de désir. Par contre, l’écriture est un sport comptant de plus en plus d’adeptes et l’édition un graal que pléthore de postulants rêvent d’atteindre. Quand on a décroché le pompon le manège se transforme parfois en galère : à la reddition des comptes, le chat est maigre et les royalties n’ont rien de royal. En guise de consolation, sachez que nos lecteurs sont nos amis. Comme eux, ils se comptent sur les doigts d’une main.

Faut pas dec, faut pas pleurer sur son sort, faut surtout faire rigoler le lecteur. Faîtes le rire et il a déjà la main qui s’avance vers le portemonnaie.

Personnellement, côté prix du livre, mon dernier éditeur, les éditions du 81, est extrêmement raisonnable. Prenons un exemple, un roman, par hasard le mien. Une affaire à ne pas manquer ! Avec Lisbonne avait raison, en 342 pages et pour moins de 19, vous partez de Gênes, vous prenez le bateau, faites escale en Corse puis vous débarquez à Valencia et, après une traversée de l’Espagne, vous vous retrouvez à Lisbonne à la veille d’un évènement d’un retentissement universel. Lequel ? Vous le saurez pour le prix modique de 1890.ui me navre, d’autant plus que mon dernier est sorti en librairie le 23 janvier : la baisse drastique des ventes de livres.

Même les gros maigrissent, paraît-il. Les autres passent derrière les affiches sans les décoller. Les explications pleuvent : moins de lecteurs, moins de pouvoir d’achat, les livres trop chers ! Trop chers ! Allons donc. Outre la concurrence du marché de l’occasion, le livre, hélas, est de moins en moins un objet de désir. Par contre, l’écriture est un sport comptant de plus en plus d’adeptes et l’édition un graal que pléthore de postulants rêvent d’atteindre. Quand on a décroché le pompon le manège se transforme parfois en galère : à la reddition des comptes, le chat est maigre et les royalties n’ont rien de royal. En guise de consolation, sachez que nos lecteurs sont nos amis. Comme eux, ils se comptent sur les doigts d’une main.

Faut pas dec, faut pas pleurer sur son sort, faut surtout faire rigoler le lecteur. Faîtes le rire et il a déjà la main qui s’avance vers le portemonnaie.

Personnellement, côté prix du livre, mon dernier éditeur, les éditions du 81, est extrêmement raisonnable. Prenons un exemple, un roman, par hasard le mien. Une affaire à ne pas manquer ! Avec Lisbonne avait raison, en 342 pages et pour moins de 19€, vous partez de Gênes, vous prenez le bateau, faites escale en Corse puis vous débarquez à Valencia et, après une traversée de l’Espagne, vous vous retrouvez à Lisbonne à la veille d’un évènement d’un retentissement universel. Lequel ? Vous le saurez pour le prix modique de 18€90.




90.

lundi 16 juin 2025

Livres en rafale

Les chiffres d’Occitanie Livre et Lecture sont impressionnants : en France sortent par jour 313 nouveautés. La mitraillette éditoriale ne s’enraye pas et les libraires sont submergés, ce qui aboutit à un pilonnage de 26 000 tonnes de livres neufs par an.

Sans parler des autoédités, les auteurs publient un livre par an, ce qui m’a amenée à m’interroger sur ce blog à propos d’auteurs connus qui servent et resservent du réchauffé tous les ans. https://claudine-candat-romanciere.blogspot.com/2024/02/ia-ou-hi-han.html

C’est que dans un monde où il faut tirer plus vite que son ombre, les balles fussent-elles d’encre et de papier, l’auteur est sommé de produire à la chaîne pour ne pas sombrer dans l’oubli.

Mais laissons tomber ces lièvres pour nous pencher sur le cas d’une petite tortue qui ne risque pas d’être oubliée dans la mesure où elle n’est pas connue : MOI.

Les chiffres sont implacables : notre tortue bat des records de lenteur.

Cinq ans pour accoucher de Poussière de sable, monument de science-fiction qui, en bout de course, sera balayé par une rafale de refus de la part des éditeurs. Commencée début 2001, les deux premiers volets de la saga seront publiés en 2018 et 2022 par Rroyzz éditions qui mettra la clé sous la porte fin 2002.

Né de la déception et de la rage d’être publiée, Diabolo pacte (le pacte avec le Diable dans le milieu de l’éditions) aura été écrit à la vitesse de l’éclair, moins de 2 ans. Commencé en juin 2005, il verra le jour en août 2009 chez un éditeur qui fera faillite moins de 2 ans plus tard. Il a été réédité en juin 2023 par les éditions d’Avallon. https://claudine-candat-romanciere.blogspot.com/p/diabolo-pacte.html

L’histoire de mon 2ème roman publié, Elwig de l'Auberge Froide, est un roman-fleuve. 4 ans pour écrire une première mouture. Je reçois des refus personnalisés. Le roman intéresse Plon qui trouve le titre très bon. Je suis reçue en avril 2012 à Paris par un éditeur très aimable dont le bureau disparaît sous les manuscrits rescapés de l’écrémage. J’ai retravaillé le roman mais il est définitivement refusé. Je décide alors de bannir le fantastique de l’histoire et de la réécrire de façon réaliste par le biais de la psychogénéalogie. En même temps, j’adresse Elwig de l’Auberge Froide à un éditeur genevois qui ne publie que du roman. Je continue à rédiger la nouvelle mouture quand, en avril 2013, Genève me contacte. En février 2014, mon 2ème roman paraît aux éditions Pierre Philippe, couronnant le résultat de 6 années d’écriture. Or ce roman paru il y a plus de 10 ans est toujours distribué, actif dans le circuit commercial, que ce soit sous format papier ou e-pub.

La sortie de Poussière de sable est marquée par la maladie de ma mère et les deux ans de crise covidiste qui me tiendront loin de la presse et des salons et au bout de laquelle mon éditeur de SF pliera boutique.

Et puis le rythme de mes publications s’accélère. Il faut dire que j’ai poussé à la roue. En 2023, les éditions d'Avallon ressuscitent Diabolo pacte et les éditions Auzas publient Coup de grain, 10 nouvelles inspirées du réel. En 2024, paraît aux éditions Il est Midi un recueil de mes poèmes de jeunesse, Mon opium est dans mon cœur.

En 2025, en août, paraîtra aux éditions du 81 mon septième livre, Lisbonne avait raison, roman historique picaresque : dix ans de travail à remettre plus de cent fois l’ouvrage sur le métier, un parcours tumultueux pour enfin arriver à bon port. Je vous ferai signe quand l’heure viendra d’embarquer à bord.



Martin, Thomas, Gérard et moi

Parler de livres qu’on a écrits, normal. Parler du livre qu’on est en train d’écrire : l’auteur veut se rassurer. Parler de livres qu’on écr...