Ce que j'écris, pourquoi, pour qui et les surprises de mon parcours littéraire

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mercredi 24 juin 2026

Mais comment vous est venue l’idée ?

C’est la question qu’on me pose au sujet de Lisbonne avait raison et sa réponse constituera le premier article que j’écrirai sur le sujet depuis qu’il est publié.

Nous sommes en 2005. Où en était alors ma carrière littéraire ? Elle n’avait pas commencé. Cependant, mes tiroirs virtuels étaient bourrés de manuscrits. Côté roman, je venais d’achever une œuvre monumentale de science-fiction, Poussière de sable, qui m’avait valu des refus en rafale de la part des éditeurs et j’avais commencé mon histoire de pacte avec le Diable dans le milieu de l’édition, Diabolo pacte, grâce auquel je mettrai un pied dans ce foutu milieu.

Un jour j’écoute un champion du monde de course de fond attribuer son titre à Dieu. Plus tard dans la journée je trouve sur la toile un article du Figaro sur le tremblement de terre de Lisbonne du 1er novembre 1755. La date a de quoi marquer les esprits. Or l’article explique qu’à l’époque, après le séisme, on a fait effectuer des sondages pour en connaître les causes dans un esprit tout à fait scientifique. Ces deux informations se sont percutées dans mon esprit : En 2005 on s’en réfère de plus en plus à Dieu, quel que soit la façon qu’on le nomme alors qu’au XVIIIe siècle, dans le très catholique royaume du Portugal, on passait outre le symbolisme de la date correspondant à la Toussaint et au jour des morts. Je me suis dit qu’il était urgent de retourner au siècle des Lumières et j’ai éprouvé la nécessité d’écrire sur le sujet.

J’ai commencé une histoire que j’ai qualifiée de nouvelle. Trois archéologues portugais découvrent sur un chantier de fouilles un ossuaire et un cadavre parfaitement conservé vêtu à la mode du XVIIIe. Je suis auteur de science-fiction et c’est en tant que telle que j’aborde l’histoire. Je viens d’ailleurs de relire les 8 pages A4 que j’avais oubliées et j’avoue les avoir trouvées plutôt bonnes. Modestie, quand tu nous tiens !

C’est plus tard qu’est naît dans mon esprit le personnage de Lorenzo Azzopardi que l’on suit depuis sa naissance à Gênes en 1738 jusqu’à sa vingtième année. Pour la première fois je m’apprêtais à faire vivre, non seulement des personnages de fiction, mais encore les figures qui ont fait l’Histoire. Je m’appliquerai à mettre en scène l’affrontement entre le jésuite Gabriel Malagrida et le futur marquis de Pombal. C’est aussi pour lui que j’ai tenu à écrire ce roman. Pourquoi ? Je répondrai à la question dans le prochain article.

 


jeudi 26 mars 2026

En conclusion, le pitch

Le dlog chipote. Il a l’impression d’avoir tout dit et n’a pas envie de sortir les clichés sur les salons du livre ou les séances de dédicaces en librairie avec leur lot de bonnes surprises et de mésaventures qui n’intéressent que ceux qui les vivent, en l’occurrence les auteurs. Murmurer à l’oreille des lecteurs ou vendre à la criée est pourtant un défi  que nous n’imaginions même pas aux moments solitaires de la création.

Le dlog pourrait vous parler de ma nouveauté, Lisbonne avait raison, à laquelle il a d’ailleurs dédié une page. Or, étant dans la phase où je prépare sa présentation, je préfère en laisser la primeur au public, des fois qu’il aurait la curiosité de visiter le dlog. Si c’est votre première fois, soyez rassuré : le dlog n’aboie pas et ne mord pas. Il se contente de vous faire la fête. S’il avait une queue, il l’agiterait.

Retour en 2005, l’année où j’ai éprouvé la nécessité d’écrire sur les Lumières dans l’Europe du Sud à la faveur du 250ème anniversaire du tremblement de terre de Lisbonne. La date avait  de quoi marquer les esprits : 1er novembre 1755.

Je sortais de l’écriture d’un monument de science-fiction, Poussière de sable, maintes fois refusé puis publié en 2018 par un éditeur spécialisé qui a tiré sa révérence fin 2022. Tout ça pour dire que le premier jet de mon Lisbonne était naturellement d’inspiration fantastique, s’inscrivant dans les littératures de l’imaginaire. Puis j’ai tourné casaque et entamé la version qui est aujourd’hui sortie des presses. Dix années de travail à rendre fluide la construction, pourtant linéaire dès le départ. Pour une fois, je suivais la flèche du temps qui semble filer de la naissance à la mort. Pas de saut dans le temps comme dans Elwig de l’Auberge Froide. Pas de mise en abyme comme dans Diabolo pacte. Si le prologue n’a pour ainsi dire pas bougé, j’ai refait cinquante fois la fin.

Allez, voilà le pitch qui sort de ma bouche maintenant que le livre est tiré : C’est l’histoire de Lorenzo Azzopardi qui naît et grandit à Gênes dans une famille patricienne, une famille de négociant. Pour une raison dramatique que je ne dévoilerai pas (sourires fréquents) il est obligé de quitter Gênes, d’embarque sur un navire de commerce, traverse la Méditerranée, infestée de pirates, fait escale en Corse qui est encore génoise, débarque à Valence, traverse l’Espagne de l’Inquisition, des moulins et des théâtres ambulants et arrive à Lisbonne la veille du grand tremblement de terre…




Mais comment vous est venue l’idée ?

C’est la question qu’on me pose au sujet de Lisbonne avait raison et sa réponse constituera le premier article que j’écrirai sur le sujet d...