Ce que j'écris, pourquoi, pour qui et les surprises de mon parcours littéraire

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lundi 15 décembre 2025

2022 :mon futur était en marche

Puisque nous sommes dans les prix, continuons sur la lancée avec le recueil 3 fois primé, Mon opium est dans mon cœur (https://claudine-candat-romanciere.blogspot.com/p/mon-opium-est-dans-mon-cur-poesie.html).

Je ne vais pas vous parler de la réception de ces prix, de la joie de monter sur l’estrade et de recevoir son diplôme et les bandeaux rouges qui vont avec.

Le recueil de mes poèmes de jeunesse a d’abord été primé en tant qu’inédit par les Arts Littéraires de Saint-Orens-de-Gameville. C’était en mars 2022 et ce qui m’a décidé de concourir dans la catégorie poésie l’année d’avant c’est l’absence de manifestations littéraires ou une participation conditionnée à la production d’un pass d’abord sanitaire puis vaccinal. N’ayant pas l’intention, en plus de la rédaction d’auto-attestations débiles, de montrer un QR code à un vigile ou à un quelconque citoyen faisant fonction de, je me suis donc abstenue. J’ai mis à profit mon retrait de tout salon et séance de dédicaces pour bâtir mon blog de brique et de broc.

Donc, je concours, je reçois en mars la liste des lauréats et j’ai l’immense surprise de lire mon nom avec une mention spéciale du jury de poésie. Le premier prix est remporté par Nathalie Vincent-Arnaud.

Je suis fort logiquement invitée à la remise des prix, au cocktail et au dîner. Un hic : le pass est toujours obligatoire bien qu’il apparaisse à présent que le vaccin n’empêche ni l’infection ni la transmission. Finalement, je réserve ma place au repas tout en dépêchant le compagnon de chacun de mes livres pour me représenter à la remise des prix. Peu avant la date, l’étau se desserre, les portes sont grandes ouvertes. Je retrouve le bonheur de circuler et de converser, un verre à la main, parmi mes semblables.

Et c’est ce soir-là que je trinquerai avec une représentante de la future maison d’édition de mon recueil de nouvelles, Coup de grain.

Et en 2025, la lauréate de 2022, Nathalie Vincent-Arnaud sera jurée au prix de poésie des Gourmets de Lettres, le dernier en date reçu par Mon opium est dans mon cœur.

Comme quoi la vie peut-être un roman et apporter de bonnes nouvelles. Quant à la poésie, elle est semblable à l’oiseau qui prend son envol, quelle que soit la solidité de la branche. Moins la piste d’envol est sûre, plus l’envie et le besoin de la quitter se fait pressant. Peut-être. Bon, je voulais vous parler autre chose quant à ma poésie. Ce sera pour 2026 car dans le prochain je ferai le bilan de l’année.

Les lauréats 2025 au pied de l'hôtel d'Assézat


mardi 28 mars 2023

Un prix qui rapporte de l’or

Donc je me réservais pour une actualité imminente constituée de 2 publications prochaines et d’une remise de prix encore plus prochaine, puisqu’elle a eu lieu pas plus tôt que samedi 25 mars.

Que mon dernier roman publié, Poussière de sable, Légendes ourdiniennes – qui a perdu son éditeur – ait été remarqué par le jury des Arts Littéraires, voilà du baume pour mon cœur de locomautrice, peu enclin à l’optimiste, pour ne pas dire que, par moments, je broie du noir… d’encre.

Donc j’arrive dans le hall de l’espace Lauragais quand une personne m’aborde en me demandant si je la reconnais. Bien sûr que je la reconnais ! Mais, n’étant pas physionomiste et craignant de me tromper, j’hésite jusqu’à ce qu’elle prononce son nom. Pour une fois, je ne m’étais pas trompée. C’était bien Cathy, Cathy avec qui j’ai fait mes études d’allemand à Toulouse et avec qui j’ai partagé un appartement à Vienne, en ce temps béni de notre jeunesse où, s’il nous était apparu dans un miroir méphistophélique, le futur, notre présent, nous aurait semblé atrocement absurde et dystopique.

La dernière fois où nous nous étions vues remontait à plus de 30 ans. Que de souvenirs échangés ! Celui qui fait le plus fureur nous renvoie à Vienne, au mois de mars, un mois de mars viennois où la neige est plus d’actualité que les massifs de pâquerettes. Nous visitons le château de Schönbrunn, le Versailles autrichien, enfilant la visite de pièces de musée dotées d’immenses poêles en faïence. Un trio composé de 2 toulousaines et d’une Allemande, Mathilde, rencontrée en Tchécoslovaquie en université d’été. L’air du parc nous donne un coup de fouet, au point de nous donner l’idée lumineuse de marcher sur l’eau gelée du bassin de Neptune. Mais la glace craque et Cathy s’enfonce jusqu’à la taille. Mathilde et moi, au sec, nous rions comme des bossues et encore plus quand nous apercevons un vieillard interloqué par le spectacle. Il a sûrement connu l’Anschluss, peut-être les affres de la Grande Guerre, mais jamais pareil sacrilège. Dans le tramway le loden de Cathy dégouline. Quand elle marche elle a la sensation d’avoir des poissons dans les bottes. Et pourtant, pas le moindre rhume ni coup de froid. Le soir, j’entends Mathilde s’exclamer au téléphone :

Hier ist es Prima !

Sûr que c’est super. Pendant des années, je me suis mise à rire toute seule rien que de me rappeler la scène du Neptunbrunnen.

Bon, si vous croyez que ces retrouvailles avec Cathy m’ont renvoyée à mon intérêt passionné pour les synchronicités chères à Carl Gustav Jung, vous êtes loin d’avoir tort. Bien sûr, le fait que la présidente des Arts Littéraires soit germaniste n’est que pure coïncidence.

 

Château de Schönbrunn à Vienne

Poésie, encore et pour toujours

Après le bilan, je m’en retourne à mon dernier sujet d’actualité : la poésie. Mes poèmes de jeunesse, sous le titre Mon opium est dans mon c...