Ce que j'écris, pourquoi, pour qui et les surprises de mon parcours littéraire

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mercredi 11 février 2026

Elwig für immer

En attendant ma première dédicace en librairie ou en salon du livre de Lisbonne avait raison, j’ai eu la surprise, de la part d’un club de lecture devant lequel je dois présenter ma nouveauté, d’un intérêt pour mon thriller franco-allemand qui a aussi un pendant historique : les nombreuses dédicaces me valent l’honneur de devoir le résumer en public. Donc j’ai lu pour la première fois Elwig de L’Auberge Froide car l’avoir écrit n’est pas la même chose. Vaste programme car ce n’est pas un roman de 100 pages mais un roman-fleuve qui, tel le Danube dont la source est entachée de scènes de crime, emporte le lecteur à travers les territoires, de Toulouse à Königsberg-Kaliningrad en passant par Vienne et Baden-Baden, et les époques, de 1805 à nos jours, des guerres napoléoniennes à la 2ème guerre mondiale, telle qu’elle fut vécue de part et d’autre du Rhin. Un roman qui prend naissance dans le torrent du romantisme allemand et prend de la puissance avec les avancées de la science des âmes qui devaient déboucher sur le plus ésotérique des pionniers de la psychanalyse, tous germanophones : Carl Gustav Jung. Six années à respirer les cuirs des selles et des harnachements dans l’écurie de l’Auberge Froide, pour en faire un roman qui m’aura littéralement hantée : une histoire dans laquelle les personnages sont confrontés aux tourmentes de la grande histoire et où le vélo-cheval sert de machine à voyager dans le temps. Chaque phrase a été passée au gueuloir. Je suis curieuse d’apprendre ce que mes derniers lecteurs, qui sont surtout des lectrices, y auront vu. Puisque le livre leur appartient.Sur mon site, j’ai consacré divers articles et une page à Elwig de l'Auberge Froide. Il en sera de même pour mon 7ème livre, ce Lisbonne qui m’a aussi hantée des années durant, dont chaque phrase a été passée au gueuloir, mais écrit de façon linéaire car, de même que les sujets et les ambiances de mes fictions sont éclectiques, jamais je ne construis de la même manière. Des fois où je m’ennuierais et piquerais du nez sur le livre !

Ils sont sept et ne sont pas des nains


jeudi 21 avril 2022

Des muscles et du nez

 Puisque j’ai mis le pied à l’étrier, autant que j’enfourche la monture et poursuive sur ma lancée. Donc je me mets à l’écriture de mon deuxième roman (publié) qui en réalité le 3ème : Elwig de l’Auberge Froide. 6 ans de travail. L’histoire déroule ses méandres de 1805 à nos jours sous l’égide du romantisme allemand et du plus ésotérique des pionniers de la psychanalyse, Carl Gustav Jung. Au départ, un étudiant français frappe à la porte d’une auberge allemande et se retrouve dans la peau d’un étudiant en médecine en route pour Vienne. Le vent de la grande histoire souffle sur mon inspiration, des guerres napoléoniennes jusqu’au deuxième conflit mondial, poussant ses pointes jusqu’à la période de la Libération en France et de la partition de l’Allemagne. Mais je ne vais pas vous raconter l’histoire, disponible dans sa version publiée mais, ça, c’est une autre histoire, une autre paire de manches. En attendant, je me retrousse les miennes. Je suis au pied du mur, là où on voit le maçon, sauf que le maçon c’est moi, tant j’éprouve en mon corps la sensation de faire un travail d’architecte. Je m’empare de pans entiers de mon histoire, les soupèse, les déplace, les agence. Tout serait plus simple si j’écrivais de façon linéaire mais non, j’opte pour une narration où les temps se télescopent et où la conjugaison, au présent et au passé, tient lieu de guide au lecteur.

En même temps, j’exerce mon nez, comme celui d’un parfumeur. Je fais circuler le lecteur dans des époques que ni lui ni moi n’avons connues (pour le 19ème siècle c’est plus que certain). J’aspire à restituer l’air du temps et la fragrance d’une époque. Je dors avec un cahier posé sur la table de nuit. S’il me vient une idée, je la note pour ne pas l’oublier. Il m’est arrivé de me réveiller en sueur en me disant : Ça sent le cuir, à propos du garage l’Auberge Froide, transformé en écurie d’un autre âge. Voilà en quoi s’est transformée cette impression olfactive : Il s’agissait bien d’un garage mais dans lequel on aurait garé des véhicules de musée, voitures à bras, calèches et traîneaux à neige, avec d’énormes outils pendus au mur : maillet, tenailles et d’autres dont j’ignorais l’usage. Je ne m’étonnai guère que ma bicyclette eût disparu. J’aperçus des harnais et des lanières. Au lieu de l’odeur d’essence, je respirais des effluves de litière et de cuir. Je ne rêve pas, fis-je à haute voix en espérant le contraire.

C’est peu dire que Elwig de l’Auberge Froide m’a hantée. Je me suis glissée tour à tour dans leur peau, ou ce sont eux qui ont pris possession de moi : Elwig, héroïne de cape et d’épée, Michel Leduc, médecin légiste qui fait des rêves prémonitoires, accro à C.G. Jung et à l’alcool, Gérald Mirouze, son jeune collègue, accro au travail et buveur d’eau, Franz/François, romantique à tous les temps…

Voilà un aperçu du comment. Vendredi je vous dis et, partant, vous emmène en voyage.

Cahier dédié à Elwig de l'Auberge Froide



Photo prise au cours de mon périple danubien 

Coût du livre et coup de barre

Le dlog semble au régime jockey tant j’ai négligé de lui donner sa pâtée bihebdomadaire, voire mensuelle. À l’étiage, l’animal ! Et puisqu’...