Ce que j'écris, pourquoi, pour qui et les surprises de mon parcours littéraire

mercredi 31 décembre 2025

Inventaire 2025

L’année touche à sa fin. Pour que vous fassiez une idée des crédits et débits de l’année dans mon escarcelle d’auteur (auteurice escagasse mon oreille et, pour être complète, je devrais dire au féminin romancière et poétesse) donc afin de soupeser mon escarcelle littéraire, il convient de se souvenir du bilan de l’année passée. Un clic, et vous y êtes : https://claudine-candat-romanciere.blogspot.com/2025/01/inventaire-secret.html.

Finalement, mon roman historique, Lisbonne avait raison, qui devait d’abord paraître en 2026 pour être avancé en 2025, sortira en librairie le 23 janvier.

Je ne résiste pas à la tentation de dévoiler sa 1ère de couverture.

En janvier, j’ai signé le contrat et la publication de ce roman, que j’ai peaufiné dix années durant, m’aura occupée mentalement d’un bout de l’année à l’autre. Et ce n’est pas fini !

Après avoir reçu en septembre le premier prix de poésie des Gourmets de Lettres pour Mon opium est dans mon cœur, recueil déjà titulaire de deux prix, je me suis rendu compte que depuis 2022 j’avais reçu un prix chaque année : en 2022, de la part des Arts Littéraires pour mon recueil encore inédit, en 2023 le premier prix du roman de l’Académie des Livres de Toulouse pour Diabolo pacte et, de la même académie, le premier prix de poésie 2024.

Côté création, j’écris toujours de la poésie que découvre goutte à goutte mes amis du Gué Semoir, club de poètes toulousains animé par le poète franco-suédois, Svante Svahnström qui compose dans les 2 langues :

https://www.librairie-gallimard.com/listeliv.php?base=paper&form_recherche_avancee=ok&auteurs=svante%20svahnstrom)

Côté roman, j’ai commencé la rédaction d’une saga familiale à partir de l’histoire de mon arrière-grand-mère basquaise née en 1872 qui quittera sa patrie souletine pour voyager, accablée de chagrin à la mort de son fiancé basque et militaire et, pour finir, tuberculeux. Après avoir essayé le couvent, elle larguera les amarres et fera escale à Toulouse. À plus de trente-cinq ans, elle s’éprend d’un peintre-décorateur de dix ans son cadet, mon arrière-grand-père. À trente-huit ans, ignorant sa grossesse, elle donne naissance à une petite prématurée, ma grand-mère qui recevra sur ses lèvres le baptême basque : ail et jurançon. Bien sûr, sachant peu de choses, force m’est de romancer et de ressusciter ces ancêtres en leur offrant des vies qu’ils n’auront pas vécues. Je remonte d’ailleurs plus avant dans le temps pour épouser les thèmes de la contrebande de guerre, de l’insoumission à l’armée et de l’émigration aux Amériques, sans oublier l’école de la IIIème république et ses multiples assauts contre la langue, l’euskara par laquelle les Basques se définissent.

D’ailleurs, depuis octobre 2024, j’apprends cette langue géniale, non indo-européenne, avec l’association Denak Bat où je me suis fait des amis, et notamment une amie qui se reconnaîtra si elle lit cet article.

Je poursuis ma quête de salons du livre et de dédicaces pour 2026. Si vous êtes organisateur ou libraire, n’hésitez pas à me contacter. Et à l’année prochaine !



lundi 15 décembre 2025

2022 :mon futur était en marche

Puisque nous sommes dans les prix, continuons sur la lancée avec le recueil 3 fois primé, Mon opium est dans mon cœur (https://claudine-candat-romanciere.blogspot.com/p/mon-opium-est-dans-mon-cur-poesie.html).

Je ne vais pas vous parler de la réception de ces prix, de la joie de monter sur l’estrade et de recevoir son diplôme et les bandeaux rouges qui vont avec.

Le recueil de mes poèmes de jeunesse a d’abord été primé en tant qu’inédit par les Arts Littéraires de Saint-Orens-de-Gameville. C’était en mars 2022 et ce qui m’a décidé de concourir dans la catégorie poésie l’année d’avant c’est l’absence de manifestations littéraires ou une participation conditionnée à la production d’un pass d’abord sanitaire puis vaccinal. N’ayant pas l’intention, en plus de la rédaction d’auto-attestations débiles, de montrer un QR code à un vigile ou à un quelconque citoyen faisant fonction de, je me suis donc abstenue. J’ai mis à profit mon retrait de tout salon et séance de dédicaces pour bâtir mon blog de brique et de broc.

Donc, je concours, je reçois en mars la liste des lauréats et j’ai l’immense surprise de lire mon nom avec une mention spéciale du jury de poésie. Le premier prix est remporté par Nathalie Vincent-Arnaud.

Je suis fort logiquement invitée à la remise des prix, au cocktail et au dîner. Un hic : le pass est toujours obligatoire bien qu’il apparaisse à présent que le vaccin n’empêche ni l’infection ni la transmission. Finalement, je réserve ma place au repas tout en dépêchant le compagnon de chacun de mes livres pour me représenter à la remise des prix. Peu avant la date, l’étau se desserre, les portes sont grandes ouvertes. Je retrouve le bonheur de circuler et de converser, un verre à la main, parmi mes semblables.

Et c’est ce soir-là que je trinquerai avec une représentante de la future maison d’édition de mon recueil de nouvelles, Coup de grain.

Et en 2025, la lauréate de 2022, Nathalie Vincent-Arnaud sera jurée au prix de poésie des Gourmets de Lettres, le dernier en date reçu par Mon opium est dans mon cœur.

Comme quoi la vie peut-être un roman et apporter de bonnes nouvelles. Quant à la poésie, elle est semblable à l’oiseau qui prend son envol, quelle que soit la solidité de la branche. Moins la piste d’envol est sûre, plus l’envie et le besoin de la quitter se fait pressant. Peut-être. Bon, je voulais vous parler autre chose quant à ma poésie. Ce sera pour 2026 car dans le prochain je ferai le bilan de l’année.

Les lauréats 2025 au pied de l'hôtel d'Assézat


Poésie, encore et pour toujours

Après le bilan, je m’en retourne à mon dernier sujet d’actualité : la poésie. Mes poèmes de jeunesse, sous le titre Mon opium est dans mon c...