Ce que j'écris, pourquoi, pour qui et les surprises de mon parcours littéraire

lundi 23 février 2026

Coût du livre et coup de barre

Le dlog semble au régime jockey tant j’ai négligé de lui donner sa pâtée bihebdomadaire, voire mensuelle. À l’étiage, l’animal ! Et puisqu’on parle de vaches maigres, après avoir parlé de vaches tout court, venons-en à un sujet qui me navre, d’autant plus que mon dernier est sorti en librairie le 23 janvier : la baisse drastique des ventes de livres.

Même les gros maigrissent, paraît-il. Les autres passent derrière les affiches sans les décoller. Les explications pleuvent : moins de lecteurs, moins de pouvoir d’achat, les livres trop chers ! Trop chers ! Allons donc. Outre la concurrence du marché de l’occasion, le livre, hélas, est de moins en moins un objet de désir. Par contre, l’écriture est un sport comptant de plus en plus d’adeptes et l’édition un graal que pléthore de postulants rêvent d’atteindre. Quand on a décroché le pompon le manège se transforme parfois en galère : à la reddition des comptes, le chat est maigre et les royalties n’ont rien de royal. En guise de consolation, sachez que nos lecteurs sont nos amis. Comme eux, ils se comptent sur les doigts d’une main.

Faut pas dec, faut pas pleurer sur son sort, faut surtout faire rigoler le lecteur. Faîtes le rire et il a déjà la main qui s’avance vers le portemonnaie.

Personnellement, côté prix du livre, mon dernier éditeur, les éditions du 81, est extrêmement raisonnable. Prenons un exemple, un roman, par hasard le mien. Une affaire à ne pas manquer ! Avec Lisbonne avait raison, en 342 pages et pour moins de 19, vous partez de Gênes, vous prenez le bateau, faites escale en Corse puis vous débarquez à Valencia et, après une traversée de l’Espagne, vous vous retrouvez à Lisbonne à la veille d’un évènement d’un retentissement universel. Lequel ? Vous le saurez pour le prix modique de 1890.ui me navre, d’autant plus que mon dernier est sorti en librairie le 23 janvier : la baisse drastique des ventes de livres.

Même les gros maigrissent, paraît-il. Les autres passent derrière les affiches sans les décoller. Les explications pleuvent : moins de lecteurs, moins de pouvoir d’achat, les livres trop chers ! Trop chers ! Allons donc. Outre la concurrence du marché de l’occasion, le livre, hélas, est de moins en moins un objet de désir. Par contre, l’écriture est un sport comptant de plus en plus d’adeptes et l’édition un graal que pléthore de postulants rêvent d’atteindre. Quand on a décroché le pompon le manège se transforme parfois en galère : à la reddition des comptes, le chat est maigre et les royalties n’ont rien de royal. En guise de consolation, sachez que nos lecteurs sont nos amis. Comme eux, ils se comptent sur les doigts d’une main.

Faut pas dec, faut pas pleurer sur son sort, faut surtout faire rigoler le lecteur. Faîtes le rire et il a déjà la main qui s’avance vers le portemonnaie.

Personnellement, côté prix du livre, mon dernier éditeur, les éditions du 81, est extrêmement raisonnable. Prenons un exemple, un roman, par hasard le mien. Une affaire à ne pas manquer ! Avec Lisbonne avait raison, en 342 pages et pour moins de 19€, vous partez de Gênes, vous prenez le bateau, faites escale en Corse puis vous débarquez à Valencia et, après une traversée de l’Espagne, vous vous retrouvez à Lisbonne à la veille d’un évènement d’un retentissement universel. Lequel ? Vous le saurez pour le prix modique de 18€90.




90.

mercredi 11 février 2026

Elwig für immer

En attendant ma première dédicace en librairie ou en salon du livre de Lisbonne avait raison, j’ai eu la surprise, de la part d’un club de lecture devant lequel je dois présenter ma nouveauté, d’un intérêt pour mon thriller franco-allemand qui a aussi un pendant historique : les nombreuses dédicaces me valent l’honneur de devoir le résumer en public. Donc j’ai lu pour la première fois Elwig de L’Auberge Froide car l’avoir écrit n’est pas la même chose. Vaste programme car ce n’est pas un roman de 100 pages mais un roman-fleuve qui, tel le Danube dont la source est entachée de scènes de crime, emporte le lecteur à travers les territoires, de Toulouse à Königsberg-Kaliningrad en passant par Vienne et Baden-Baden, et les époques, de 1805 à nos jours, des guerres napoléoniennes à la 2ème guerre mondiale, telle qu’elle fut vécue de part et d’autre du Rhin. Un roman qui prend naissance dans le torrent du romantisme allemand et prend de la puissance avec les avancées de la science des âmes qui devaient déboucher sur le plus ésotérique des pionniers de la psychanalyse, tous germanophones : Carl Gustav Jung. Six années à respirer les cuirs des selles et des harnachements dans l’écurie de l’Auberge Froide, pour en faire un roman qui m’aura littéralement hantée : une histoire dans laquelle les personnages sont confrontés aux tourmentes de la grande histoire et où le vélo-cheval sert de machine à voyager dans le temps. Chaque phrase a été passée au gueuloir. Je suis curieuse d’apprendre ce que mes derniers lecteurs, qui sont surtout des lectrices, y auront vu. Puisque le livre leur appartient.Sur mon site, j’ai consacré divers articles et une page à Elwig de l'Auberge Froide. Il en sera de même pour mon 7ème livre, ce Lisbonne qui m’a aussi hantée des années durant, dont chaque phrase a été passée au gueuloir, mais écrit de façon linéaire car, de même que les sujets et les ambiances de mes fictions sont éclectiques, jamais je ne construis de la même manière. Des fois où je m’ennuierais et piquerais du nez sur le livre !

Ils sont sept et ne sont pas des nains


mardi 3 février 2026

Un tour en Ferrari ?

2026 démarre sur les chapeaux de roues : Lisbonne avait raison est sorti en librairie le 23 janvier. Un roman historique écrit dans la veine picaresque dont l’idée a germé dans ma tête il y a vingt ans, au 250ème anniversaire du grand tremblement de terre de Lisbonne. Une Ferrari de feu lancée sur les routes terrestres et maritimes de l’Europe du Sud au siècle des Lumières.

L’ayant achevé en 2015, il m’aura fallu dix ans à le peaufiner, à le construire pour enfin le voir paraître sous la forme d’un bel objet d’encre et de papier, 342 pages, léger en poids et en prix. Encore une fois, l’éditeur a choisi de conserver mon titre.

J’avais eu le temps de remarquer qu’il me suffisait d’annoncer le pitch pour susciter l’intérêt de mes interlocuteurs :

 Lisbonne avait raison raconte l’enfance et la jeunesse d'un patricien génois contraint à l’exil après avoir commis un crime à l’âge de douze ans. Séparé de sa petite gouvernante, Gelsamina, qui lit l’avenir dans les tarots, Lorenzo embarque dans un navire de commerce, fait escale en Corse, traverse l’Espagne et parvient à Lisbonne la veille du grand tremblement de terre de 1755. Tout en se formant aux métiers de meunier et de comédien, Lorenzo se frotte à la société de la finance montante, déjà en proie à ses contradictions : Lumières et obscurantisme, science et magie.

 Voici la 1ère chronique de mon 7ème livre. https://rainfolk.com/2026/01/lisbonne-avait-raison-claudine-candat.html?utm_source=facebook&utm_medium=jetpack_social&fbclid=IwY2xjawPr7A1leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEelPIoa7YhvcAkB9jds-MFegQx_wN9BHX2R3I55XVU2Ph4T2Cl1u_M0dNdETI_aem_zn5uip42oGaiDdArsZyuVQ



 

Coût du livre et coup de barre

Le dlog semble au régime jockey tant j’ai négligé de lui donner sa pâtée bihebdomadaire, voire mensuelle. À l’étiage, l’animal ! Et puisqu’...